Comment dire que l’on a fini une pièce textile ?
Description dVoilà la veste finie. Une pièce qui m’a fait avancer dans la rigueur et la force de travail. C’est une joie de voir les reflets de ce perlage dans le détail comme dans sa globalité. La régularité de la forme globale dissout les imperfections de détail. C’est cela qui me plait. Ne jamais faire pareil. Laisser la main découvrir les espaces nouveaux et les remplir comme ils arrivent. Pour former un tout, mêlant le précieux et le disparate. Retrouver dans la forme globale l’effet des broderies du XVIIIème. Première étape d’une série qui me fait plaisir.e l'article de blog :
JC GAL
5/1/20262 min read


Quand peut‑on dire qu’une pièce textile est terminée ?
Voilà la veste noire finie.
Mais que veut dire ouvrage fini quand on ne fait pas des motifs ou qu’aucune image réelle et concrète n’apparait ? C’est juste une question de sensation.
Ça se termine quand, en regardant la veste en détail, espace après espace, puis ensuite globalement, rien ne vient heurter notre regard et l’équilibre des espaces. C’est cet équilibre qui donne à l’ensemble l’image de sa forme définitive quand elle sera portée par quelqu’un.
Quand la main commence à ralentir
C’est la pièce la plus aboutie, même si je sais qu’il y a encore des possibilités d’amélioration. Mais l’aiguille, la main et l’esprit, cette alliance créative qui m’a transporté pendant tant d’heures, rechignent à poursuivre honnêtement leur travail pour m’éblouir. Le fil se fait plus maladroit quand il cherche sa place et la main moins précise. Le perlage se distant et les petits espaces entre chaque perle se font moins réguliers.
Le signal : l’appel de la prochaine création
Mais ce qui est le signal, c’est que quelques images de la pièce suivante viennent, déjà, perler à mon esprit. Les nouvelles couleurs apparaissent et le motif de perlage aussi. Déjà, je suis impatient de passer à autre chose. La pièce s’éloigne de notre main et elle m’échappe. Je ne suis pas le brodeur du prince et encore moins celui d’un linceul.
Les 80 heures de travail : un parcours en deux étapes
En tout, ce seront plus de 80 heures de travail qui ont été nécessaires à fabriquer cette veste, divisée en deux étapes. Une première, où je suis parti de la veste vide jusqu’à l’exposition de décembre dernier. Là, étaient posés les divers motifs et les grandes formes de perlage.
Puis, la seconde jusqu’à ce jour. Hier soir, quand j’ai posé la veste sur un cintre, après lui avoir encore apporté quelques touches, je l’ai regardée différemment. Elle paraissait rassurée et calme. Aucun mouvement de contrariété. Elle était prête à rejoindre le portant de l’atelier.
Une œuvre qui continue de vivre
Je sais, néanmoins, que je la regarderai à nouveau de temps en temps et que, peut‑être, il y aura des touches de perlage à faire. À la prochaine retrouvaille.
Retrouvez toute l'évolution graphique et créative du perlage de la veste ICI








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